Sonneries : l'Europe dénonce arnaques et irrégularités
Guillaume Champeau - publié le Mardi 22 Juillet 2008 à 13h40 - posté dans Société 2.0
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Au moment où la France prépare une révision de sa loi pour la confiance dans l'économie numérique (LCEN), la Commission Européenne renforce sa vigilance sur le respect des règles européennes en matière d'e-commerce. 80 % des sites contrôlés qui vendent des services pour téléphones mobiles ne respectent pas les règles communautaires relatives à la protection des consommateurs.

Entre petites irrégularités et volonté manifeste d'arnaquer les consommateurs, Bruxelles a découvert lors d'une action menée à l'échelle européenne que le nombre des violations de ses règlements en matière de protection des consommateurs sur Internet était énorme. Du 2 au 6 juin, 27 états membres ainsi que la Norvège et l'Islande ont collaboré au contrôle de 558 sites marchands (dont 27 en France) offrant des services de téléphonie mobile, comme la vente de sonneries ou de fonds d'écran. Ils n'ont pas été déçus du résultat. 80 % des sites contrôlés ne respectent pas les règles communautaires relatives à la protection des consommateurs.

"Cette action menée à l’échelle de l’Union est une réponse directe aux centaines de plaintes de consommateurs reçues par les autorités nationales", a expliqué Meglena Kuneva, la commissaire européenne chargée de la protection des consommateurs, à l'occasion de la publication des résultats. "De très nombreuses personnes sont victimes de surprises coûteuses consistant en de mystérieux frais, redevances ou abonnements à des sonneries dont elles apprennent l’existence pour la première fois à la lecture de leur facture de téléphone portable".

La moitié des sites audités dissimulent des informations sur le prix, en omettant des frais annexes qui n'apparaissent qu'ensuite, sur la facture téléphonique du consommateur. Ou dans d'autres cas, la mention "abonnement" n'est pas explicitée sur un service qui engage le client dans la durée, ou cette durée n'est pas ou mal précisée.

Dans 60 % des cas, les sites sont coupables de fournir des informations trompeuses, en utilisant par exemple le mot "gratuit" pour attirer les consommateurs vers des offres qui, en fait, sont des contrats à longue durée où seule la période d'essai est gratuite.

Enfin, 70 % des sites fournissent une information incomplète sur leur identité, en oubliant d'indiquer leur adresse physique, leurs coordonnées téléphoniques ou leur numéro d'enregistrement aux registres du commerce.

Une liste publique des sites fraudeurs ?

Loin de se satisfaire d'une simple enquête statistique, la Commission Européenne entend bien taper du poing sur la table pour faire respecter ses règlements. Suite à cette enquête, les autorités nationales comme la DGCCRF en France devront contacter les sites contrevenants pour les inviter à se mettre en conformité avec les normes en vigueur. Toutes devront publier un rapport sur l'évolution de la situation dès le premier semestre 2009. Les marchands qui persistent dans la violation des règles seront poursuivis devant les tribunaux.

Ils pourraient aussi porter un bonnet d'âne. Les Etats membres sont appelés à publier la liste nominative des fraudeurs. Sept pays s'y sont déjà pliés : la Finlande, la Norvège, la Suède, l'Islande, la Lettonie, la Roumanie et la Grèce.

En France, le sécrétaire d'Etat à la consommation Luc Chatel préfère minimiser l'importance des "arnaques" découvertes. "L’information du public sur les prix et les conditions de vente ainsi que l’information sur les caractéristiques des services proposés sont, dans l’ensemble, correctement assurées. Il n’a pas été relevé de manquements caractérisés susceptibles de donner lieu à une suite contentieuse", a-t-il indiqué dans un communiqué publié dès le 17 juillet, la veille de la publication de l'étude par Mme Kuneva. Il note que 14 notifications règlementaires, 5 rappels de réglementations et seulement un procès-verbal ont été adressés, pour des manquements sur l'identification du site (comme l'absence de numéro de TVA intracommunautaire) ou l'absence d'indication sur le moyen d'entrer en contact avec l'entreprise.

En 2007, les ventes de sonneries en Europe ont généré un chiffre d'affaires de 691 millions d'euros, en hausse de 10 % par rapport à 2006.

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Sonneries
 
 
10 commentaire(s)
 
bile666
Le 22 Juillet 2008 à 13h44
Il était surement temps de faire le ménage.
scott512
Le 22 Juillet 2008 à 13h54
 
Il ne faut pas non plus faire trop de bruit, car derrières ces sociétés intermédiaires qui font du marketing, on retrouve toujours les mêmes major qui du moment que l'oseille rentre il n'y a pas de controle à faire...

En revanche quand ils ne touchent pas leur soit disant du, ça cri au scandale, ça fait des caprices, ça menace...

Bref j'ai l'impression que tout ce qui touche à la musique de masse n'est que filoutage, entourloupette et pouvoir... Ca devient de plus en plus à gerber, je pense que quand j'aurais des gamins, je leur ferai moi même les sonnerie et logo pour portable et continuer à ne pas engraisser ces cochons...
alain57
Le 22 Juillet 2008 à 17h28
 
en meme temps faut etre un sacré mouton pour souscrire à ce type de services

1: pour le fond d'ecran =>
- on peut soit faire une photo (vu qu'il y a souvent un appareil photo)
- on peut transferer une image (gratuite sur internet) par infrarouge ou bluetooth

2: pour les sonneries =>
vu le prix, je ne COMPRENDS pas qu'on soit assez stupide pour y souscrire... Ca coute moins cher d'achetter la zik en entier sur un service légal
surtout que la sonnerie est seulement un extrait, et qu'il me semble (je me trompe peut etre, corrigez moi si c'est le cas) qu'on ne nous interdit pas de prendre un extrait de zik qu'on possède...

enfin, je reste persuader que ces gens sont pas si idiot que ca. A coup sur ils savent comment telecharger une chanson sur internet (legalement ou non)
alors pourquoi se faire chier à utiliser un service payant, si le simple transfer de fichier peut suffire???

je dirai meme temps mieux s'ils se font arnaquer, ca leur apprendra à reflechir et à ne pas payer un service inutile qu'on peut facilement faire soit meme
Jailbreak
Le 22 Juillet 2008 à 19h28
Suis-je anormal ? Mon portable, il a une image d'origine en fond d'écran, et un bon vieux "driiing" en sonnerie. Coût : 0¤. Arnaque : Non. En même temps, je dois être le seul à avoir un portable vieux de 2 ans, avec lequel je téléphone pour 30¤ par an...
Seri
Le 22 Juillet 2008 à 20h20
 
Rassure toi Jailbreak, tu n'es pas le seul. Même si moi j'ai préféré un forfait à 13€ par mois vu que si j'utilise du prépayé je suis sûr d'oublier de recharger.
Jailbreak
Le 22 Juillet 2008 à 20h37
J'ai combiné les deux. Carte prépayée, avec recharge automatique lorsque j'arrive en dessous de 2¤ de crédit sur ma carte. Sans les contraintes de l'abonnement, et sans risque de tomber à sec.
alain57
Le 22 Juillet 2008 à 22h59
 
maintenant ya des prépayer qui tiennent 1 an sans perdre la recharge
il me semble que c'est une grande distrib qui le fait (leclerc ? )

en allemagne ca fait deja plusieurs année qu'on n'a pas le droit de perdre son credit !
a quand une loi pareil en france, pour TOUS les opérateur !
Jailbreak
Le 22 Juillet 2008 à 23h01
Depuis le début, les prépayées ne sont désactivées qu'après 1 an sans recharge, en Belgique.
alimbourg
Le 23 Juillet 2008 à 09h29
Or depuis cette annonce, j'ai jamais vu autant de pubs pour des services 'portables' à la con (sans tarifs en clair, etc)... Soit c leur dernier raoût d'honneur avant le coup de masse européenne, soit c'est pas d'bol pour eux (me fait penser a Renault qui communique sur son dernier 4x4 en pleine flambée des prix de l'essence, c bêêêête, hein)
Plunk
Le 23 Juillet 2008 à 11h17


C'est exactement ce que je pensais.
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