Difficile de ne pas tomber amoureux de South of Midnight au premier coup d’œil. Alors que la merveilleuse partition d’Olivier Derivière, dont le travail de composition mérite d’être souligné et montré dans toutes les écoles de musique, nous accompagne avec justesse, on découvre des décors tous plus beaux les uns que les autres. South of Midnight, dont la sortie est prévue le 8 avril 2025, se hisse sans aucun mal dans le classement des plus beaux jeux de l’écosystème Xbox. Il est une vraie claque artistique, avec une direction qui donne vie à un folklore pas forcément connu chez nous, alimenté par tout ce qu’un bayou habité peut offrir.
Il faut vraiment le voir pour le croire. Si vous aviez encore des doutes sur la puissance de votre Xbox Series X, South of Midnight déploie un rendu visuel ébouriffant, bardé de détails, varié dans sa proposition et jamais avare en effets chatoyants (il y a même des reflets précis !). Le tout avec des animations en léger stop motion qui donne un peu plus d’identité à l’habillage. Il renferme au passage des créatures majestueuses — et des animaux mignons. Seulement voilà, la forme, si généreuse soit-elle, ne peut éviter un retour de bâton douloureux : quand la réalité rattrape South of Midnight, la douche froide n’en est que plus glacée.
Points forts
- Terriblement beau
- Une bande son incroyable
- Hazel est charismatique
Points faibles
- Les combats sont nuls
- Les phases de plateforme sont nulles
- La structure est nulle
South of Midnight est un jeu vidéo au gameplay médiocre
Disponibilité
South of Midnight est disponible à compter du 8 avril 2025 sur Xbox Series S, Xbox Series X et PC. Y compris dans le Xbox Game Pass.
À tout donner dans la qualité artistique de South of Midnight, les développeurs étaient semble-t-il en panne d’idées pour tout le reste. En cela, le gameplay devient trop vite une cruelle désillusion. On avait déjà déploré ces mouvements un peu hésitants de la charismatique héroïne, qui part à la rescousse de sa mère après un terrible ouragan. Elle va devoir composer, littéralement, avec les légendes du coin pour avancer, dénouant au passage les chagrins devenus des séquelles de tout un chacun (avec des thèmes très, très durs, voire trop durs). Quand elle saute, Hazel donne l’impression de flotter et d’être en apesanteur. Les séquences de plateforme, nombreuses, en deviennent imprécises.
Une structure poussiéreuse à souhait
Hazel ne manque pourtant pas d’options pour se déplacer. On débloque rapidement l’accès à un double saut, puis à la possibilité de courir sur les murs. Agile, l’héroïne entend bouger avec aisance. Sauf que cela ne se vérifie pas du tout avec une manette entre les mains, et on vous passera les quelques pièges parfois difficiles à discerner dans le feu de l’action (foutus champignons explosifs). Ils ne font qu’ajouter une difficulté fictive et maladroite à une expérience au challenge perfectible — trop dirigiste et indiqué. On aura de temps en temps l’occasion de prendre possession de Croûton, une poupée magique qui n’offre rien de… magique dans les sensations. La poupée symbolise bien cette exploitation basique des rares idées de gameplay.

On ne sera pas plus enjoué sur les combats, paradoxalement un peu techniques (les ennemis ont tendance à être agressifs et à se téléporter sur Hazel) et jamais vraiment emballants. La palette de coups est limitée, tout comme l’arsenal de pouvoirs. Pour ne rien arranger, le bestiaire ne fait que recycler quelques archétypes, rendant alors les affrontements terriblement redondants. Le fait qu’ils prennent place dans une arène cloisonnée n’aide pas non plus South of Midnight, qui se trimballe une structure poussiéreuse à souhait et une surcouche RPG ridicule.

Un zeste de plateforme par-ci, un peu d’exploration inutile par là, puis un petit passage par quelques combats pénibles avant de devoir survivre à une course-poursuite jusqu’à atteindre, éventuellement, un boss peu redoutable (une rencontre au sommet, pendant laquelle la bande son exprime toute son inventivité). South of Midnight applique, à quelques écarts près, ce schéma au long de sa dizaine de chapitres qui n’occuperont pas plus de dix heures.
On se rattache alors aux cinématiques et dialogues, bien joués et levant le voile sur des mystères élégamment mis en exergue. Dans la forme, South of Midnight atteint des sommets et colle de sacrées tartes. Mais, l’uppercut qu’on retiendra sera celui laissé par un fond ô combien daté et frustrant. Comme quoi, la beauté peut vraiment être fatale.
Le verdict

South of Midnight
Voir la ficheOn a aimé
- Terriblement beau
- Une bande son incroyable
- Hazel est charismatique
On a moins aimé
- Les combats sont nuls
- Les phases de plateforme sont nulles
- La structure est nulle
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