Comme pour la Nintendo Switch première du nom, Mario chôme pour le lancement de la Switch 2. Certes, il y aura bien le jeu Mario Kart World pour représenter le célèbre plombier à la casquette rouge, mais sa propre aventure en 3D attendra (on n’a même pas eu droit à un teaser pendant le Nintendo Direct). Pour palier cette absence, il incombe à Donkey Kong la lourde tâche d’endosser le rôle de tête d’affiche dans un jeu 3D made in Nintendo — ce qui n’était arrivé qu’une seule fois durant sa carrière, avec Donkey Kong 64.
Les propriétaires de la Switch 2 n’auront pas à patienter longtemps avant de découvrir Donkey Kong Bananza, qui sera disponible dès juillet. Numerama a pu essayer la console et le jeu en avant-première à l’occasion d’un événement organisé au Grand Palais, à Paris. Les quelques minutes en compagnie du primate préfigurent une aventure un peu nigaude, mais ce n’est pas pour nous déplaire. Et ça marche même plutôt bien : Kong est là pour littéralement tout casser, dans un gameplay régressif hyper jouissif, le tout avec une partie visuelle soignée, colorée et avenante (on a joué en mode TV).
Donkey Kong Bananza impressionne par son moteur physique
Si la Switch 2 se cherche une vitrine visuelle pour prouver qu’elle est bien plus puissante que la Switch, alors Donkey Kong Bananza se pose comme un candidat sérieux. Car c’est peu dire que le jeu convainc par sa qualité graphique — la fourrure du héros nous donne envie de plonger la tête dedans. Les développeurs ont mis le paquet sur le moteur physique, matérialisé par la possibilité de détruire tout ou partie de ce qui nous entoure. En haut comme en bas, à droite comme à gauche, le tout dans un spectacle saisissant, avec des gravats qui fusent et inondent l’écran. Les développeurs sont allés jusqu’à appliquer un effet de résistance quand Kong arrache le sol : en fonction de la surface, le gorille prendra plus ou moins de temps, mettra plus ou moins de force.
Dans la structure, Donkey Kong Bananza rappelle un peu Super Mario Odyssey. On sera amené à parcourir de courtes zones ouvertes, en quête de petits secrets ou encore de diverses activités. Comme on peut tout casser, il y a mille et une choses à découvrir dans les environnements. La verticalité s’exprime aussi bien vers le haut que vers le bas, les éléments sont parfois très, très bien cachés. L’objectif principal consiste à dénicher des bananes dorées, qui remplacent les lunes de Super Mario Odyssey. Sur le terrain de la stricte exploration, Donkey Kong Bananza innove à sa façon : tout est un peu masqué sous une couche à retirer sans réfléchir.

Donkey Kong Bananza assure en prime une partie action bien grisante. Fort comme un gros singe, Kong envoie de sacrées beignes, peut balancer des rochers volumineux à la tronche des ennemis ou encore s’écraser au sol avec fracas. Le héros, qui affiche un design retravaillé et plus adorable (vu dans le film d’animation Super Mario Bros), ne fait pas dans la demi-mesure. Les affrontements profitent de la puissance du primate et de la Switch 2 pour être simplistes, mais jubilatoires. On sent toute l’attention apportée à l’accessibilité et à la jouabilité, comme le veut la tradition de Nintendo.
Ce premier aperçu de Donkey Kong Bananza est donc plus que prometteur, tant le jeu apporte une fraîcheur inédite avec un degré étonnante dans la liberté de tout casser (même si on finit parfois par toucher certaines limites, mais elles sont suffisamment lointaines pour ne pas gâcher le plaisir). On se demande simplement si le gameplay bourrin ne sera pas trop répétitif à la longue, et si cette exploration un peu trop à l’aveugle ne portera pas préjudice au déroulé de l’aventure. En effet, on peut craindre que les objectifs principaux soient dilués dans un joyeux bordel. Réponse définitive le 17 juillet.
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