Essayez de fédérer les trois peuples du Système solaire pour prendre le contrôle du Sénat, dans Zenith, notre jeu de société de la semaine.

C’est quoi, le jeu de société Zenith ?

Dans un futur lointain, le Système solaire est habité par trois peuples : les Humains, les Robots et les Animods. Malgré la découverte d’une source d’énergie propre et renouvelable, ces civilisations peinent à s’organiser. À vous de fédérer les planètes pour gagner le contrôle du Sénat.

Accessible à partie de 10 ans, pour 2 ou 4 joueurs (en équipe) et des parties d’une trentaine de minutes, c’est un jeu de tir à la corde, de collection et d’opportunisme.

Édité par PlayPunk, Zenith est un jeu de Grégory Grard et Mathieu Roussel, illustré par Naïade, et commercialisé au prix de 29,95 € chez Philibert.

Comment y joue-t-on ?

Au début de la partie, chaque joueur reçoit quelques crédits, de l’énergie (l’autre ressource du jeu), ainsi que quatre cartes d’agents.

Le plateau de jeu, placé entre les joueurs, est divisé en trois zones. La plus importante est celle du centre : c’est là que se déroule l’essentiel de l’action, et où sont positionnées cinq planètes.

L’objectif est simple : utiliser l’influence de ses agents pour « attirer » les planètes à soi. Pour remporter la partie, un joueur doit parvenir à contrôler l’influence soit trois fois de la même planète, soit de quatre planètes différentes, soit de cinq planètes au total.

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Aperçu du matériel. // Source : PlayPunk

À tour de rôle, chaque joueur joue une carte de sa main, en choisissant l’une des trois actions possibles.

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Pour recruter un agent, on pose une carte devant la planète de la même couleur et paie son coût en crédits. Cela rapproche la planète d’un cran vers notre camp, puis déclenche un effet bonus. Les cartes les plus coûteuses offrent en général des effets plus puissants. Heureusement, chaque carte déjà posée devant une planète réduit le coût des suivantes, ce qui favorise les stratégies à long terme. Si une planète arrive jusque de notre côté, on remporte son influence, et on la replace sur l’emplacement central.

Pour développer une technologie, on défausse une carte, on paie le coût en énergie, puis on avance son marqueur sur la piste technologique de la civilisation correspondante. Plus on progresse sur une piste, plus les effets gagnés sont puissants, d’autant plus qu’on bénéficie chaque fois des effets cumulés des niveaux précédents. Mais, bien sûr, les coûts augmentent à chaque palier.

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Une partie en cours. // Source : PlayPunk

Enfin, pour prendre le leadership, on défausse une carte pour obtenir un effet immédiat, selon la civilisation à laquelle elle appartient. On récupère également le jeton de leader, qui augmente la taille de notre main, offrant ainsi plus de flexibilité et de choix pour les tours suivants.

Les joueurs se relaient ainsi tour après tour, jusqu’à ce que l’un d’eux (ou son équipe pour les parties à quatre) remplisse l’une des trois conditions de victoire.

Pourquoi jouer à Zenith ?

Après l’excellent Captain Flip, PlayPunk revient en force avec Zenith. Mais attention : si leur premier jeu était résolument accessible et familial, ce nouvel opus s’adresse à un public plus aguerri.

Les règles restent relativement simples, mais le gameplay gagne en profondeur. À chaque tour, les choix sont nombreux et chaque carte peut s’utiliser de plusieurs manières, ce qui ouvre la porte à une grande richesse tactique.

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La boîte du jeu. // Source : PlayPunk

Ce qui risque toutefois de déstabiliser les novices, c’est la profusion d’icônes. Elles sont vraiment nombreuses, et pas toujours très intuitives. Attendez-vous à passer vos deux premières parties à jongler entre les cartes et l’aide de jeu. Même si celle-ci est bien fournie, certaines symboliques restent un peu obscures. Cela dit, c’est bien le seul véritable reproche que l’on peut adresser à Zenith. Car, une fois la partie lancée et l’iconographie assimilée, c’est un vrai plaisir.

Le matériel, pour commencer, est une belle réussite. On apprécie le plateau épuré, aux larges zones blanches, qui laisse respirer le jeu, ainsi que le design des personnages, dans un style graphique surprenant et original pour cet illustrateur. Autre excellent point : l’utilisation du RE-Wood, un matériau composite à base de bois recyclé et de liants naturels, en remplacement du plastique. Une initiative hélas encore trop rare.

Mais le matériel ne fait pas tout, et fort heureusement, le gameplay suit parfaitement. Si le grand nombre d’options disponibles à chaque tour peut rebuter les novices, il offre en contrepartie une profondeur de jeu très satisfaisante pour les joueurs expérimentés. Chaque tour, chaque partie est unique. Il faut du recul, et plusieurs parties, pour apprendre à faire les bons choix parmi les nombreuses possibilités offertes. Bien sûr, le tirage des cartes introduit une part de hasard (parfois frustrante, quand les planètes s’alignent pour l’adversaire), mais cela fait aussi partie du sel du jeu.

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Exemple de carte. // Source : PlayPunk

La montée en puissance au fil de la partie est très plaisante également : les effets gagnent en impact, les cartes deviennent plus accessibles grâce à celles déjà jouées, et les derniers tours n’ont plus rien à voir avec les débuts, bien plus modestes. Cette progression rend le rythme de jeu particulièrement gratifiant. Et, surtout, à l’approche de la fin de la partie, la tension est permanente, tant n’importe quel coup peut donner la victoire à l’un des joueurs.

Le jeu est jouable jusqu’à quatre, en équipe. Cette configuration fonctionne, mais elle allonge considérablement la durée des parties sans apporter une réelle plus-value stratégique. Pour nous, Zenith révèle tout son potentiel à deux joueurs. C’est dans ce format qu’il brille le plus, offrant un duel tendu, fluide et riche en décisions.

Bref, Zenith est un excellent jeu pour joueurs expérimentés (sans devoir être experts non plus), riche en choix et en profondeur. Son seul vrai défaut réside dans une iconographie dense et parfois peu intuitive, qui nécessite un temps d’adaptation. Une fois cette barrière franchie, le jeu fournit une montée en puissance très satisfaisante et un matériel de qualité. S’il se joue à quatre, c’est véritablement à deux qu’on le conseille. Vous pouvez même l’essayer gratuitement en ligne sur Board Game Arena.

En bref

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