Ce devait être le grand jour pour Ariane 6. La nouvelle fusée européenne devait effectuer ce lundi 3 mars sa première mission commerciale, quelques mois après son vol inaugural, qui s’était globalement bien passé. Mais alors que le top départ était prévu à partir de 17h24, heure de Paris, décision a été prise de repousser le décollage. Encore.
Sur le flux vidéo mis à disposition par Arianespace, qui commercialise les vols et exploite le lanceur, un message déroulant indique que « le lancement n’aura pas lieu aujourd’hui ». Le public est invité à suivre les réseaux sociaux de la société « pour découvrir la nouvelle date de lancement ». Ce report est confirmé aussi par Centre national d’études spatiales (CNES).

Un report du vol d’Ariane 6 à une date encore indéterminée
Les raisons de ce report restent assez floues Sur les réseaux sociaux, on ne lisait aucune explication sur les comptes d’Arianespace, du CNES ou du centre spatial guyanais, qui abrite la base de lancement pour Ariane 6, pour détailler les raisons de ce bandeau. Peu avant, les nouvelles semblaient pourtant bonnes : tous les voyants glissaient au vert.
Cependant, en fin d’après-midi, le centre spatial guyanais a indiqué « qu’en raison d’opérations supplémentaires nécessaires sur un moyen sol en lien avec le lanceur, le lancement a été reporté ». Il n’y a pas de problème avec le satellite ou la fusée.
C’est la deuxième fois en peu de temps que l’envol de la mission VA263, qui consiste à déployer dans l’espace un satellite militaire français spécialisé dans la reconnaissance optique, est repoussé. La fois précédente, c’était au mois de février 2025. Raison de ce report ? Des opérations additionnelles étaient requises sur un moyen terrestre.

Le satellite appartient à la famille CSO (Composante Spatiale Optique) et il s’agit du troisième et dernier exemplaire du genre. Il est spécialisé dans la captation d’images satellitaires, à une altitude de 800 km, comme CSO-1. CSO-2, lui, évolue à une altitude encore plus basse, à 480 km. Ils ont été déployés respectivement en 2018 et 2020.
Compte tenu de la nature très sensible du « colis », la France a déployé en Guyane des moyens militaires accrus pour sécuriser le centre spatial. On a notamment des avions de combat Rafale, mais aussi un avion-radar de type AWACS. Pour les pilotes de chasse, ce sera donc l’occasion de continuer à s’entraîner, en attendant un nouveau calendrier.
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