Sitôt le copieux Nintendo Direct du 2 avril 2025 terminé qu’il ne fallait pas chômer. Au Grand Palais de Paris, situé à quelques encablures des Champs-Élysées, la firme nippone a accaparé plusieurs salles pour proposer des démos de la Switch 2 — console officialisée à la va-vite en janvier et qui vient de faire ses grandes présentations. Nintendo a laissé aux journalistes quatre heures pour admirer la Switch 2 sous toutes les coutures et essayer un maximum de jeux, ainsi que le mode souris.
Au programme : Mario Kart World, Metroid Prime 4: Beyond, Donkey Kong Bananza, Cyberpunk 2077 ou encore la version améliorée de The Legend of Zelda: Breath of the Wild. Un nombre assez impressionnant d’aperçus qui permet de se faire une bonne idée de ce que sera la Nintendo Switch 2, en l’occurrence une console bien finie qui propose une expérience de jeu vraiment améliorée. De quoi rassurer sur les ambitions de la multinationale, qui entre enfin dans l’ère du premium, sans perdre l’essence de la première Switch.
La Nintendo Switch 2 a un design plus haut de gamme
Disponibilité
La Nintendo Switch 2 sera disponible le 5 juin, au prix de 470 €. Les précommandes sont déjà ouvertes.
Si la première Nintendo Switch avait des allures de prototype aux finitions douteuses, force est de reconnaître que ce n’est plus du tout le cas avec la Switch 2. Que ce soit dans l’impression visuelle ou dans les mains, la console dégage de la confiance. Un plastique légèrement granuleux et pailleté accueille procure une douceur bienvenue, qu’il n’y avait pas sur les précédents modèles. Les touches sont agréables, comme les sticks, qui sont plus grands et semblent moins fragiles (on espère qu’ils le seront sur le moyen terme).
La console dégage de la confiance

Il y a néanmoins un petit hic qui naît dès les premières minutes en compagnie de la Switch 2 : l’ergonomie générale. Les mensurations, plus imposantes (7,9 pouces), auraient mérité des Joy-Con 2 avec davantage d’embonpoints. En agrandissant la console, Nintendo n’a pas voulu toucher à l’épaisseur, ce qui est contre-intuitif. Un produit aussi large se doit d’être plus épais pour qu’on puisse mieux le prendre en mains, c’est une question de cohérence de design. À ce sujet, on pouvait avoir des doutes sur l’immense Steam Deck en le voyant pour la première fois, mais Valve a intégré des poignées de chaque côté pour bien épouser la paume. La Switch 2 n’en a pas, et les mains sont un peu trop refermées sur la console pour assurer un confort total. Un défaut qui se confirme avec le mode souris.

On a déploré le retour en arrière sur l’écran, qui repasse à la technologie LCD alors que la Switch s’était mise à l’OLED, pour des bénéfices évidents. Heureusement que l’écran de 7,9 pouces de la Switch 2 se pare de belles caractéristiques pour compenser : taux de rafraîchissement de 120 Hz (même si peu de jeux risquent d’être en 120 fps), compatibilité HDR (la luminosité semble faire un sacré bond en avant) et prise en charge du VRR (pour améliorer la fluidité). D’autres points de la fiche technique aident la Switch 2 à justifier son prix, comme l’espace de stockage multiplié par huit (de 32 à 256 Go), l’audio 3D ou encore le microphone avec réduction de bruit (pour éliminer aussi les bruits de la console).
On n’oubliera pas non plus de mentionner le système d’attache des Joy-Con 2, désormais magnétique et terriblement satisfaisant à l’usage (bien plus que les rails ridicules de la Switch). Les premières images laissaient craindre le pire concernant la fragilité et l’utilisation par des personnes moins soigneuses, il n’en est rien. Non seulement il n’est pas nécessaire de suivre un protocole précis pour les attacher (on les rapproche et la physique fait le reste), mais on peut les placer dans tous les sens sans aucun problème. Par conséquence, les plus jeunes ou les plus têtes en l’air pourront se tromper et rien ne sera abîmé. À noter, d’ailleurs, que la puissance des aimants maintient les Joy-Con 2 attachés avec une force suffisante : on peut les détacher en tirant dessus sans appuyer sur le bouton de libération, mais il faut tirer très fort.

Les performances de la Nintendo Switch 2 sont à la hauteur
Je me rappellerai toute la vie du jour où j’ai essayé la Switch pour la première fois. C’était déjà au Grand Palais et les retours étaient, à l’époque, catastrophiques. La démo de The Legend of Zelda: Breath of the Wild montrait un jeu aux graphismes rudimentaires qui souffrait de nombreux ralentissements. La Switch donnait alors le sentiment d’être une console larguée avant même sa sortie, alors qu’on s’émerveillait déjà devant des grosses productions sur Xbox One et PS4. Bonne nouvelle : ce ne sera pas le cas pour la Switch 2.
Des titres comme Mario Kart World (mode portable et mode TV) et Donkey Kong Bananza (mode TV) assurent un spectacle visuel assez incroyable, pas nécessairement dans le rendu global, mais plutôt dans leur générosité, leur solidité technique et leur science du détail — le tout mâtiné de HDR. Dans le jeu de course, la fluidité est au rendez-vous. Malgré la présence 24 karts sur la piste, le mélange d’effets visuels est chatoyant. Dans la première aventure en 3D du gorille, on reste pantois devant les petits gravats qui apparaissent à l’écran à mesure que l’on détruit tout. On est tout autant impressionné par le rendu qui ne vacille pas dans la forêt Korogu, formidable benchmark de The Legend of Zelda: Breath of the Wild. Le gain en confort est indéniable, surtout en mode portable.

Dans Metroid Prime 4: Beyond, le rendu en 1080p et 120 fps assure le spectacle et souligne l’action frénétique du jeu d’action/aventure à la première personne (on aurait quand même aimé voir l’option en 4K et 60 fps). Cyberpunk 2077 a révélé quelques failles en mode nomade, avec un framerate moins élevé. Un confrère me confiait toutefois que le RPG de CD Projekt Red ne tourne pas aussi bien sur Steam Deck, et le studio polonais a encore le temps d’optimiser cette version surprise.
Comme on pouvait s’y attendre, Nintendo fait appel au DLSS de Nvidia, qui fournit la puce, ainsi qu’au ray tracing, pour améliorer la qualité et les performances. On le ressent quand on joue : la Switch 2 en a sous le pied, et c’est de bon augure pour l’avenir. Pour preuve, le Nintendo Direct a confirmé un soutien total des éditeurs tiers, avec une cinquantaine de jeux prévus. Comme quoi, une console puissante, ça aide dans la vie. On émettra quand même quelques doutes sur l’autonomie : Nintendo n’a donné qu’une valeur approximative, entre 2h et 6h30. On sait juste que l’appétit accru de la puce est compensé par une batterie de plus grande capacité. La bonne nouvelle est que, graphiquement parlant, Nintendo sort enfin une console à la hauteur.
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