Tesla est encore alpagué par la NHTSA (agence fédérale américaine en charge de la sécurité routière aux États-Unis). Comme l’indique The Verge le 16 février, elle a ordonné un « rappel » de 362 758 voitures, un « rappel » — qui n’en est pas vraiment un, puisque le constructeur s’engage simplement à faire des mises à jour à distance.
« Assurément. Le mot ‘rappel’ pour une mise à jour à distance est anachronique et terriblement faux », a d’ailleurs préféré ironiser Elon Musk dans un tweet partagé le 16 janvier. Il n’empêche, ce « rappel » est lié à la conduite autonome promise par Tesla, c’est-à-dire l’option intitulée « capacité de conduite entièrement autonome » pour laquelle la multinationale s’est déjà retrouvée dans la tourmente. Aux yeux de la NHTSA, les technologies d’aides poussées présentent certains risques sur les routes. En l’absence d’un cadre légal parfaitement établi, elle doit donc agir — et sévir.
Tesla et la conduite autonome, épisode 103
« Tesla va déployer une mise à jour à distance sans aucun frais pour les propriétaires. Cette mise à jour à distance, qui, nous l’espérons, sera déployée dans les semaines à venir, va améliorer comment la bêta de la conduite autonome (FSD) négocie certaines manœuvres dans les conditions écrites ci-dessus », explique la NHTSA.
Cette initiative n’exclut aucun véhicule de la marque :
- des Model S (produites entre septembre 2016 et janvier 2023),
- des Model X (produits entre novembre 2016 et janvier 2023),
- des Model 3 (produites entre juillet 2017 et janvier 2023)
- des Model Y (produits entre janvier 2020 et janvier 2023).
Aux États-Unis, les propriétaires d’une Tesla qui ont pris l’option « capacité de conduite entièrement autonome » ont accès à des fonctionnalités en bêta permettant à la voiture d’assurer tout, ou partie d’un trajet en ville (sous la vigilance du conducteur, bien sûr) — ils servent de cobayes, en quelque sorte. Sauf que la NHTSA a identifié des situations un peu trop à risques pour tous les usagers de la route, tandis que l’Autopilot enfreint les règles.
Voici les quatre points qui posent souci :
- Quand la voiture roule ou tourne dans les intersections impliquant un feu tricolore jaune fixe ;
- Quand la voiture doit gérer un stop, alors que la voie est libre ;
- Quand la voiture ajuste sa vitesse en entrant dans une zone, en fonction de ce qu’elle lit sur les panneaux ou des réglages du conducteur ;
- Quand la voiture doit négocier un changement de voie pour quitter une voie réservée à un virage.
Pour la NHTSA, l’Autopilot est susceptible de mal agir dans ces circonstances, ce qui augmente les risques d’accident. Tesla a indiqué avoir reçu 18 plaintes entre mai 2019 et septembre 2022 révélant ces conditions, mais il n’y aurait eu aucune collision rapportée. Le constructeur va quand même devoir retravailler l’Autopilot, soit pour l’améliorer, soit pour le rendre moins efficace (comme c’est le cas en Europe). La deuxième éventualité constituerait un frein au développement de la conduite autonome, mais la NHTSA cherche d’abord à protéger les gens.
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