La première édition du leasing social n’a pas laissé que de bons souvenirs aux concessionnaires. Même si le dispositif a attiré du monde en concession, surtout chez Peugeot et Citroën, les retards de paiement de l’administration ont causé bien des soucis aux concessionnaires participants. Une autre inquiétude grandissante hante également les marques : la revente des véhicules restitués à la fin des trois ans de leasing.
Alors qu’Agnès Pannier-Runacher (ministre de la Transition écologique) a abordé le 31 mars 2025 le retour de ce dispositif, Auto-infos, qui a interrogé les concessionnaires, indique qu’ils se montrent de plus en plus réticents à y participer.
Un retour du leasing social en septembre 2025
Dès la fin 2024, le gouvernement français a annoncé qu’il allait retravailler le dispositif de leasing social. La première édition de 2024, qui n’a duré que six semaines, a coûté environ 650 millions d’euros au budget de l’État pour environ 50 000 voitures électriques. Plus exactement, un peu moins, car Citroën a livré quelques milliers de véhicules hors délai.

Chaque véhicule éligible bénéficiait d’une subvention de 13 000 € (bonus écologique majoré + 5 000 € spécifiques au leasing social). Cela a permis aux constructeurs de proposer des modèles électriques à des tarifs compris entre 40 € et 150 € par mois aux ménages correspondant aux critères. Les choses vont néanmoins changer pour 2025.
La ministre de la Transition écologique a donné deux informations : « ce sera pour le mois de septembre », avant de préciser « on peaufine les derniers réglages. » Ces « réglages » concernent notamment le montant de l’aide accordée pour les véhicules éligibles qui est encore inconnu : les rumeurs parlent de 5 000 € au lieu de 13 000 €. Le financement de cette édition 2025 doit normalement passer par des certificats d’économie d’énergie (CEE), mais on attend une confirmation officielle. Enfin, les conditions d’éligibilité pourraient être durcies.
Les concessions veulent un soutien pour les véhicules d’occasion
« Une voiture neuve à 100 €, ça n’existe pas », répondait Jean-Philippe Imparato (directeur de l’exploitation de Stellantis Europe élargie) sous une publication Linkedin d’Auto-infos au sujet du leasing social. Le directeur de Stellantis appelle en effet à peaufiner les critères du dispositif et à protéger les réseaux de vente. Ceux-ci se retrouvent menacés par cette forme de dépréciation de la valeur des voitures électriques.

D’ailleurs, le réseau de ventes a demandé une compensation du gouvernement pour gérer la perte de valeur de ces véhicules qui seront revendus d’occasion à la fin du leasing. Ainsi, en janvier et février 2027, les concessions devront gérer un afflux soudain de ces véhicules d’entrée de gamme, qu’elles revendront certainement à prix bradé.
Il est fort probable que les prix de revente soient bien inférieurs aux estimations initiales. Les concessionnaires réclament que cette valeur de revente soit intégrée dans la version 2025. Faute d’ajustements, ils pourraient boycotter la mesure.
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