Avec l’avènement des nombreuses technologies embarquées dans les voitures, on peut s’y perdre un peu : régulateur de vitesse adaptatif, maintien dans la voie, alerte de franchissement, sans oublier la fameuse conduite autonome. Cette dernière fait actuellement l’objet de polémiques en Chine, comme le rapporte le média CarNewsChina le 4 avril 2025.
Le point de départ de ces réactions : le crash dramatique d’une Xiaomi SU7 sur une autoroute chinoise, survenu le 29 mars. Trois personnes étaient à bord de la berline électrique et ont malheureusement péri après avoir percuté une barrière de chantier. Le compte rendu de l’accident indiquait que la conduite semi-autonome était activée quelques minutes avant l’impact, puis déconnectée à l’annonce du danger imminent. L’aide à la conduite a-t-elle prévenu trop tard la présence de l’obstacle ? Ou les conducteurs font-ils trop confiance à ces aides ? Le gouvernement chinois et certains constructeurs veulent prendre des mesures.
Revoir le nom des aides à la conduite
Cependant, la question n’est pas de modifier le fonctionnement de la fameuse aide à la conduite, mais plutôt de revoir la manière dont elle est appelée. Pour le même type d’aide, il existe différents noms selon le degré d’assistance que celle-ci propose, ce qui rajouterait d’après le gouvernement local une certaine complexité.
Par ailleurs, les autorités chinoises estiment que les formulations sont exagérées dans la vente des voitures électriques et que « la promotion excessive des fonctions de conduite intelligente ont créé une confusion autour de ce même concept », rapporte CarNewsChina. Les conducteurs seraient ainsi incités à croire qu’ils pourraient complètement rester inactifs derrière le volant.

Certaines marques chinoises, comme Li Auto, vont également dans ce sens, rapporte encore CarNewsChina : « J’invite les organisations industrielles à normaliser la terminologie relative à la conduite autonome, incompréhensible pour les utilisateurs », soulignait le patron du constructeur sur ses réseaux sociaux.
Le conducteur doit toujours rester maître de sa voiture
Si l’on revient à l’accident de la Xiaomi SU7, l’un des facteurs qui aurait pu expliquer le drame est le manque d’attention du conducteur qui avait activé la conduite en « autopilote ». Celui-ci avait été averti qu’il fallait garder ses mains sur le volant et rester vigilant. Peu importe son nom, une aide reste pour le moment une assistance qui vient épauler le conducteur, mais qui ne le remplace pas complètement. C’est bien pour cela que Tesla, par exemple, par de FSD pour « Full Self Driving » : la conduite entièrement autonome.

Si l’aide à la conduite avait peut-être montré des signes de faiblesse dans le cas du drame de la SU7, il ne faut pas non plus blâmer uniquement le constructeur, ni même le nom soi-disant trompeur de l’aide à la conduite. Les systèmes des voitures sont particulièrement attentifs à ce que le conducteur soit justement conscient de la vigilance qu’il doit avoir, et ils ne manquent pas de lui rappeler.
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