En novembre 2017, Tesla présentait la seconde génération de son Roadster, censée devenir la voiture la plus sportive de sa gamme. Depuis, les milliers de personnes intéressées par le modèle, dont certaines n’ont pas hésité à poser un acompte, attendent de découvrir la version définitive.
Près de neuf ans se sont écoulés, et le grand jour est enfin arrivé. Tesla a officialisé son nouveau Roadster ce jeudi 15 octobre 2026 (dans la nuit du 15 au 16 en France), lors d’une démonstration diffusée en direct sur X et sur YouTube, avec des démos jamais vues dans l’industrie automobile.
Le Roadster peut… décoller
On attendait les propulseurs annoncés depuis des mois, et au mieux un vol stationnaire de quelques secondes. Le Roadster a fait bien mieux. Oui, le Roadster est bien capable de décoller. Tesla a fait deux démonstrations. Dans la première, le Roadster a roulé tête en bas sur une rampe, plaqué contre elle par ses ventilateurs, avant de la quitter et de se retourner en l’air pour revenir au sol. Dans la deuxième, il a carrément quitté le sol pour « sauter » au-dessus d’autres véhicules, en réalisant un tonneau en l’air. Les deux démonstrations ont été des réussites.
« Le système de propulseurs de la Roadster génère 4 à 5 fois la force que les pneus peuvent supporter. Plus de force sur la même masse signifie une accélération significativement meilleure — la physique fait le reste », explique Tesla.

Un 0 à 96 km/h en moins d’une seconde
Tesla revendique un 0 à 96 km/h en 0,81 seconde, chronométré en direct avec l’aide des propulseurs. C’est deux fois moins que la Rimac Nevera R (1,66 seconde), qui détient le record pour une voiture de série. Le chrono de Tesla a toutefois été réalisé par un prototype. Lors de sa présentation en 2017, la sportive promettait 1,9 seconde.
L’autonomie est annoncée à plus de 480 kilomètres, et la vitesse maximale à plus de 370 km/h pour le modèle le plus radical.
Côté aérodynamique, le Roadster reçoit un aileron arrière mobile capable d’ajuster l’appui au sol en temps réel (système actif), assisté par des ventilateurs et un diffuseur spécifique.

Ces chiffres ne concernent pas tous le même modèle. Tesla décline son Roadster en trois versions :
- La Performance, la seule pensée pour la route, se contente des ventilateurs et de l’aileron actif, avec un 0 à 96 km/h en moins de 1,6 seconde.
- La Thrust ajoute des propulseurs à l’arrière et descend sous les 0,9 seconde. Elle est pensée pour le circuit et sera produite en série limitée.
- La Rocket, monoplace et réservée aux invités, ajoute des propulseurs tout autour de la carrosserie pour décoller et pivoter en l’air. Elle revendique moins de 0,59 seconde. Tesla précise qu’elle n’est pas autorisée sur la route : les cascades de la soirée ne montrent donc pas la voiture que la plupart des clients pourront acheter.

Quand la voiture décolle : des propulseurs SpaceX à bord
L’élément le plus fou de cette présentation reste la démonstration en vol. Le Roadster est équipé de propulseurs à gaz froid développés avec SpaceX, qui fonctionnent à l’air comprimé stocké dans des réservoirs en fibre de carbone. Il s’est élancé sur une rampe avant de « sauter » par-dessus cinq Tesla alignées (Cybercab, Cybertruck, Semi, Model Y et Model 3). Dans les airs, les propulseurs permettent à la voiture d’effectuer un tonneau complet avant de se reposer sur ses quatre roues.
Elon Musk concèdent que le véhicule est « loin d’être sécurisé, mais extrêmement fun ».
Un design futuriste et un cockpit épuré
Visuellement, le design a nettement évolué par rapport au prototype présenté en 2017. Tesla cite l’avion espion SR-71 et le chasseur F-35 comme sources d’inspiration, avec des lignes plus incisives et futuristes.
Dans l’habitacle, le Roadster fait le choix du minimalisme :
- Deux places seulement ;
- Le volant Yoke, couplé à la technologie de direction électrique steer-by-wire déjà aperçue sur le Cybertruck ;
- Des commandes manuelles pour réduire la masse ;
- Des matériaux légers à haute résistance (titane, fibre de carbone).

Tesla n’a donné aucun prix, pour aucune des trois versions. En 2017, le Roadster était annoncé à partir de 200 000 dollars (environ 170 000 euros), et à 250 000 dollars (environ 215 000 euros) pour la série Founders. Les réservations ont rouvert aux mêmes conditions qu’il y a neuf ans : 50 000 dollars d’acompte (environ 43 000 euros), dont 5 000 dollars à verser tout de suite et le reste sous dix jours. Côté calendrier, Elon Musk vise une production en 2028. Il avait déjà promis 2020, puis 2023.
Tesla confirme sa volonté de commercialiser ce monstre de puissance, l’un des objets roulants (et volants) les plus extravagants jamais montrés par un constructeur. Les cascades de la soirée reposent pourtant sur des versions réservées au circuit ou distribuées sur invitation, et la version de route n’arrivera pas avant 2028, si Elon Musk tient enfin un calendrier.
La présentation, minute par minute
Enfin la présentation du Roadster
Vous avez du café ? Vous avez du pop-corn ? C’est parti pour la grande présentation du Tesla Roadster, la supercar électrique qui promet une fiche technique dantesque, via un show inouï. Début des hostilités à 2h55, heure française, dans la nuit de ce jeudi 15 à ce vendredi 16 octobre, depuis le site d’essais de SpaceX à McGregor, au Texas.
Du retard à prévoir ?
Est-ce que ça va vraiment commencer à 2h55 ? Tesla est habitué aux retards. Le flux vidéo vient bien de débuter, avec un logo Roadster au style rétro qui défile à l’écran.
Une rampe ?!
Tesla a semble-t-il prévu une rampe pour l’une des démonstrations, à en croire un message publié sur X par Sawyer Merritt… Nous ne sommes pas prêts, je crois.
Teasing d’Elon Musk
« Le nouveau Roadster est au-delà des films, au-delà de l’imagination, au-delà de l’humain, mais toujours fait par des humains sur Terre », a écrit sur X Elon Musk, patron de Tesla et de SpaceX, quelques heures avant le show.
5 minutes de retard
Ça commence ! Les gens sur place applaudissent déjà !
FRANZ EST LÀ
Le designer star de Tesla, Franz von Holzhausen, va-t-il encore taper sur une voiture avec une masse, comme sur le Cybertruck en 2019 ?
Curieux rappel
On nous rappelle qu’un Roadster a été envoyé dans l’espace. Lol !
Et voici ELON !
Elon Musk arrive, avec un t-shirt Roadster et une grosse ceinture du Texas. « Vous allez voir quelque chose de fou ce soir », prévient-il. On n’en croira pas nos yeux, paraît-il… Le Roadster est, selon lui, le fruit de deux ingénieries de pointe, celles de Tesla et de SpaceX. Mieux que dans un film…

« Le succès n’est pas garanti…»
La démo pourrait mal se passer, prévient Elon Musk, qui assume. Mais on va s’amuser… et personne ne sera tué dans l’exercice. Ouf !
Le but est simple
Le Roadster doit dépasser les limites, martèle Elon Musk.
LE DÉCOLLAGE !
Des propulseurs piqués à SpaceX
Le Roadster est équipé de propulseurs à air comprimé conçus avec SpaceX pour se retourner dans les airs, et de ventilateurs qui l’aspirent vers la route pour le plaquer au sol.
Voiture loin d’être sécurisée mais fun
Dixit Elon Musk…
Nouvelle démo
Le design a bien changé
Une deux places
Dans l’habitacle, on découvre deux places et un volant en forme de manche d’avion (yoke), avec une direction steer-by-wire, sans liaison mécanique avec les roues, comme sur le Cybertruck.

Un gros aileron à l’arrière
Un gros aileron arrière, qui peut changer de position, ajuste l’appui aérodynamique. Une fois en l’air, la voiture se retourne grâce à ses propulseurs. Les propulseurs et les ventilateurs sont logés à l’arrière, dans la zone du diffuseur. Ils fonctionnent à l’air comprimé, sans carburant, et les deux réservoirs haute pression en carbone se rechargent tout seuls.
Accélération fulgurante
C’est déjà fini ?!
La récréation est finie ! Tesla a terminé les démonstrations et dévoilé son Roadster, qu’il promet toujours de commercialiser.
Bonne nuit !
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